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France
69% des internautes pensent que les conflits sociaux ont révélé
de graves tensions dans la société
Auteur :solene
Policiers, gendarmes, enseignants, internes, surveillants de prison,
postiers
: les mouvements revendicatifs saccumulent, préoccupant
les internautes qui y voient des signes avant-coureurs dune dégradation
de la cohésion de la société française.
Pour les internautes, la difficulté de nouer un véritable
dialogue social est lun des enseignements des mobilisations actuelles.
Les mouvements sociaux révèlent un déficit de la
négociation sociale aux yeux des internautes, considérant
sans doute que la culture politique des manifestants est moins celle
du compromis que celle du conflit.
Comme si les internautes expliquaient la recrudescence des mouvements
de revendication catégoriels par la proximité de l'élection
présidentielle et le corporatisme de certaines professions plutôt
que par la perte du respect de l'autorité de l'Etat, peu cité
comme cause des manifestations, mais apparaissant davantage comme leur
conséquence. Se profilent donc au premier chef les prémices
de la campagne électorale, qui relancent les luttes sociales
et conduisent chaque profession qui a les moyens de se faire entendre
à tenter de passer au guichet des avantages sociaux avant sa
fermeture.
En lespèce, les internautes condamnent lattitude
du gouvernement. La majorité absolue (63%) lui reproche de faire
trop de concessions, nourrissant ainsi un phénomène d'imitation
bien connu : quand le gouvernement répond rapidement aux revendications
dune corporation, il éveille lappétit dautres
professions. Au risque délargir la brèche dans laquelle
s'engouffrent les mouvements de revendication catégoriels, trop
heureux de voir leurs revendications soudainement prises en considération.
Bref, du train où vont les choses, plus le gouvernement cède,
plus les revendications enflent, et plus les internautes s'inquiètent.
Réunion du Conseil de sécurité
hier soir.
Deux textes étaient sur la table : le projet
de résolution anglo-américano-espagnol justifiant implicitement
un recours à la force contre l'Irak et le mémorandum signé
par la France, la Russie et l'Allemagne recommandant la poursuite et
le renforcement des inspections. C'est la première fois que les
deux textes étaient débattus. Aucun vote n'était
cependant prévu à l'issue des discussions qui se tenaient
à huis clos.
Hans Blix, estime que Bagdad aurait pu faire davantage d'efforts en
terme de coopération. Dans le projet de rapport qu'il s'apprête
à remettre au Conseil de sécurité, le chef des
inspecteurs de l'ONU juge également le désarmement irakien
«très limité» jusqu'à présent.
L'Irak a accepté hier le principe de la destruction de ses missiles
al-Samoud 2 dans une lettre adressée à Hans Blix, mais
l'ONU veut obtenir des éclaircissements sur l'offre de Bagdad.
Les Nations unies avaient sommé l'Irak de détruire d'ici
à samedi ces missiles dont la portée excède la
limite autorisée de 150 km. George W. Bush avait minimisé
par avance la décision irakienne en déclarant qu'elle
participait d'une «campagne de bluff».
Les États-Unis préparent déjà l'après-guerre
en Irak. Après la présentation détaillée,
mercredi, par George W. Bush de son plan politique pour l'Irak, les
Américains ont poussé, hier, leurs alliés dans
l'Otan à envisager un rôle pour l'Alliance. «C'est
quelque chose que l'Alliance se doit de discuter», a déclaré
le directeur des affaires politiques au département d'État
américain, Marc Grossman, lors d'une visite au siège de
l'Otan à Bruxelles.
José Maria Aznar a justifié la fermeté devant
Jean-Paul II. Lors d'une audience accordée hier par le pape,
le chef du gouvernement espagnol a insisté sur la «nécessité
d'une action commune des Nations unies», se trouvant sur ce point
en «pleine convergence de vues avec le Saint-Siège».
Aznar a aussi assuré Jean-Paul II de sa volonté de parvenir
à un règlement pacifique de cette crise.
La Roumanie soutiendra une guerre des États-Unis contre l'Irak.
Le président roumain, Ion Iliescu, a fait part, hier, de son
soutien inconditionnel aux États-Unis, même en l'absence
d'une résolution de l'ONU autorisant l'utilisation de la force.
Iliescu a également assuré que son pays participerait
à une intervention militaire contre l'Irak.
Pour la Chine et la Russie, une guerre «peut et doit être
évitée». Les ministres des Affaires étrangères
des deux pays, Tang Jiaxuan et Igor Ivanov, ont ajouté que la
volonté de la communauté internationale d'éviter
une guerre «doit être respectée».
Les pays arabes appellent à une solution pacifique. Le sommet
arabe prévu demain à Charm el-Cheikh, en Égypte,
soutiendra, sans trop y croire, une action politique dans le cadre de
l'ONU. Les ministres des Affaires étrangères des pays
membres de la Ligue arabe se sont réunis hier en Égypte
pour des consultations informelles avant le sommet du 1er mars. Environ
140 000 personnes ont envahi hier le stade du Caire pour exprimer leur
soutien au peuple irakien et leur colère contre Washington.
Mouvements de troupes irakiennes vers Bagdad. Des soldats et du matériel
d'une division de la Garde républicaine irakienne ont quitté
leur base près de Mossoul, dans le nord du pays, et ont commencé
à faire route vers le sud en direction de Bagdad. Les autorités
américaines pensent que ces divisions, estimées à
8 000 hommes, pourraient être affectées à la défense
de Tikrit, la ville natale du président irakien Saddam Hussein,
ou de la capitale.
Un sixième porte-avions américain, l'USS Nimitz, fera
route la semaine prochaine vers le Golfe a annoncé, hier, l'état-major
de la marine. Le Pentagone a par ailleurs ordonné le déploiement
de bombardiers furtifs B 2.
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